- Le marin
Le marin
Encre de chine et encre brune sur fond or
Signé en haut à gauche : 'Art. Craco'
Circa 1920
285 x 255 mm

Arthur Craco

(Bruxelles 1869 - Bruxelles 1955)

Biographie

Les quelques souvenirs qu’Arthur Craco a laissés de sa carrière, ce sont des petits masques en terre cuite. La fin de sa vie se passe à Watermael-Boitsfort, presque oublié de tous. Malmené par une misère tenace, l’artiste vivait de subsides.
Craco fut dans sa jeunesse un des maîtres de l’Art Nouveau.
Sa contribution au mouvement entre la céramique, le dessin, les vitraux et la sculpture fut de premier ordre.
Arthur eut des contacts privilégiés avec l’Avant-garde qui fut le berceau du symbolisme, en effet, Craco est lié à Octave Maus, Fernand Khnopff, Félicien Rops, Jean Delville.
Ce jeune homme né en 1869 appartenait à la bonne bourgeoisie.
Après s’être inscrit aux études d’ingénieur, Arthur abandonna celle-ci pour se consacrer à sa passion : la sculpture.
Entre 1885 et 1887, l’artiste suit les cours de l’Académie de Bruxelles.
En 1892, il fit sa première exposition personnelle à Bruxelles et à Anvers.
L’artiste développe d’emblée un sens du dessin épris d’une grande naïveté qui n’avait pas manqué d’émouvoir le public bourgeois.
En 1892 toujours, Arthur fit ses premiers pas dans la gravure à l’eau-forte.
En 1893, Craco devint membre de la Société des aquarellistes.
La même année, il exposa au Salon triennal des Beaux-Arts de Bruxelles.
Craco présente au Salon de la Libre Esthétique en 1894, un projet maître-autel destiné à une église. Il présente ses œuvres au côté de Charles Doudelet et d’Auguste Levêque.
A la même époque, l’artiste participe aux activités du groupe ésotérique Kumris.
Celui-ci organise une exposition à laquelle participèrent Delville, Khnopff, Meunier, Frédéric ainsi que Craco. Au sein de cette association, l’artiste dessina énormément.
Craco fut très proche de Maeterlinck, on lui connait plusieurs dessins illustrant Pelléas et Mélissande. Vers 1895, Craco se rend à Paris avec son ami le peintre Louis Cambier.
On connait de Craco un dessin pointillé.
La même année, il expose à Paris un marbre au Salon des Cent. Toute sa vie, il fut marqué par une grande naïveté de composition et par une pureté des couleurs.
En 1896, il organise une exposition à la Toison d’Or en compagnie d’Odilon Redon.
La même année, il s’attache à produire ses premières céramiques.
En 1898, au troisième Salon d’Art Idéaliste, l’artiste y exposa ces premières céramiques. Il reçut les encouragements d’Edmond Picard et de Camille Lemonnier.
Craco travaille la céramique à Bouffioulx en compagnie de Philippe Wolfers.
Il passe d’atelier en atelier.
Au tournant du siècle, il décore l’intérieur de l’Hôtel néo-gothique que Willem Vogel s’était fait construire à Schaerbeek. La décoration est remarquable.
L’intérieur symboliste est exceptionnel.
Entre 1912 et 1914, Arthur était devenu un membre très actif du Cercle l’Estampe, fondé à Bruxelles en 1906 par F. Khnopff, G. Combaz, G. Lemmen et Henri de Groux.
En 1925, Craco participa à l’Exposition Internationale avec plusieurs grès.
En 1932, il exposa des grès à l’exposition du Palais des Beaux-Arts.
Arthur Craco n’est jamais sorti d’une pauvreté tenace qui le condamnait à vivre de modestes subsides qu’il quémandait au Ministère des Beaux-Arts.
Sa vie sentimentale fut instable. Il mourut en 1955 dans la misère.