- L'annonciation pour vitrail
L'annonciation pour vitrail
Huile sur panneau
Signée en bas à droite 'M. Donas'
1947
55 x 46 cm

Marthe Donas

(Anvers 1885 - Audregnies 1967)

Œuvres

Marthe Donas - Enfant et jouet

Biographie

Peintre, dessinatrice, auteur de collages. Suit des cours à l’Académie d’Anvers jusqu’en 1914. Elle émigre aux Pays-Bas avec sa famille et séjourne en Irlande vers 1915 avec sa sœur Laure. Elle y travaille à des vitraux dans l’atelier de Miss Purcell à Dublin.
En 1916, elle s’installe à Paris (à Montmartre) où elle subit l’influence du cubisme en fréquentant l’atelier d’André Lhote. En 1917, départ pour Nice, rencontre du sculpteur Archipenko avec qui elle travaillera dans son atelier.
Un an plus tard, elle retourne à Paris où elle devient membre du groupe « La Section d’Or ». Sans ressources, elle doit remettre son atelier (à Piet Mondriaan) et revient momentanément à Anvers où elle rencontre Théo Van Doesburg, qui l’a incitée à prendre contact avec le mouvement « De Stijl ». Sous le pseudonyme de Tour D’ONASKY, elle a écrit des articles pour le périodique « De Stijl ». A été la première femme artiste belge à travailler dans un style abstrait.
En 1919-1920, première exposition individuelle à la librairie Kundig à Genève sous le pseudonyme Tour DONAS. Elle expose à nouveau seule à la Galerie « Der Sturm » chez Herwarth Walden à Berlin.
Elle rentre sur Anvers pour cause de maladie et se marie à Paris en 1922 avec Harry Franke qui y achève des études de philosophie.
Ils s’installent à Ittre dans le Brabant Wallon
Suite à des problèmes familiaux et au mépris rencontré pour l’art abstrait en Belgique, elle a cessé de peindre entre 1927 et 1947. Elle donne naissance à sa fille Francine en 1931.
Après la Seconde Guerre Mondiale, elle s’est remise au travail, d’abord dans un style figuratif schématique. En 1949, exposition à la galerie Apollo à Bruxelles.
Elle a réalisé des têtes d’animaux et des visages humains, souvent réduits à des figures triangulaires. Ses paysages épurés portent également les traces de sa période cubiste initiale.
A partir de 1958, elle a définitivement opté pour l’abstrait avec des jeux de couleurs rythmiques, et expose un an plus tard à Anvers, à Hessenhuis, avec les premiers peintres abstraits belges où son rôle de pionnier est souligné. En 1960, elle utilisait même des brosses larges pour poser sur la toile des traits gras et noirs. Grande exposition d’ensemble aux Palais des Beaux-Arts de Bruxelles.
En 1961, le travail de Donas se voit décerner une place importante dans l’exposition « Der Sturm. Herwarth Walden und die Europaïsche Avant-garde. Berlin 1912-1932 », dans la National Galerie de Berlin.
Dans la presse : « L’artiste a déclaré qu’elle aimait la simplicité extrême. Elle attache une grande importance au rythme de ses compositions, tant par l’emploi des couleurs que par les jeux de lignes et la division des plans. Elle veut saisir l’infini dans le fini. Pour cela, elle considère la première intuition comme essentielle. Elle recherche la sublimation au-delà de la matière. »