- Un verger
Un verger
Huile sur toile
Signé, daté et situé en bas à gauche : ' George Morren Août 1890 Leerne'
100 x 175 cm

George Morren

(Anvers 1868 - Bruxelles 1941)

Biographie

Peintre, pastelliste et graveur.
George peint des figures, des paysages, des portraits, des intérieurs ensoleillés.
Elève de l’Académie d’Anvers ainsi que d’Emile Claus. George fréquente aussi les ateliers de F. Roll, Eugène Carrière et Puvis de Chavannes à Paris où il se perfectionne.
Le jeune Morren est d’abord attiré par l’impressionnisme et dans les œuvres de sa première période, on retrouve souvent un lien avec A. Renoir. Vers 1890, Morren travaille pendant une courte période dans un style pointilliste pendant laquelle il se montre un émule de Signac et Seurat. Morren est alors néo-impressionniste.
Georges fait de la lumière son atout majeur.
Dans sa prime jeunesse, George fréquente plusieurs ateliers parisiens de renom.
Mais celui-ci évolue vite vers une œuvre luministe.
En 1904, il est fondateur du cercle « Vie et Lumière ».
Les jeux de lumière continuent à le passionner, néanmoins, petit à petit, les formes deviennent plus nettes et les couleurs plus claires. Ses œuvres ont toujours été d’inspiration française et les sujets intimistes occupent une place privilégiée.
Les femmes saisies dans leur intimité ou représentées dans des jardins ensoleillés sont ses sujets de prédilection.
George apprécie particulièrement chez Claus le caractère immatériel donné par la lumière. Pour obtenir l’aération lumineuse tant convoitée par l’impressionnisme, il comprit qu’il était nécessaire de réserver entre les touches de couleur, en de multiples endroits du support, de petites zones blanches, par conséquent non couvertes de pigments, de manière à permettre, par l’allègement des tons qui en découle, une meilleure propagation des ondes lumineuses.
Morren travaille souvent en France et, en 1910, il s’installe à Saint-Germain-en-Laye où il restera 20 années durant.
Comme l’ont fait bien des fauves et des impressionnistes, il partait pour de fréquents séjours dans le Midi afin de capter les irisations de la lumière à la surface des flots.
Ses vues portuaires, ses jeunes femmes printanières et ses jardins d’Ile-de-France, sont montrés assez régulièrement à La Libre Esthétique.
Membre fondateur de l’Association « Pour l’Art », « Eenigen » et « l’Art contemporain » (précurseur de « Kunst van Heden », dont il devient membre plus tard).
Il a une prédilection pour les thèmes intimistes : figures. Il expose régulièrement à La Libre Esthétique.
En 1926, la Galerie Giroux lui consacre une grande rétrospective, ainsi que le Palais des Beaux-Arts de Bruxelles en 1931 et 1942.