- Transat
Transat
Huile sur toile
Monogramme et date en bas à gauche : 'JV - 41'
99 x 95 cm

Jean Vanden Eeckhoudt

(Bruxelles 1875 - 1946)

Œuvres

Jean Vanden Eeckhoudt - La mère et enfant au bonnet vert

Biographie

Jean Vanden Eeckhoudt, neveu d’Isodore Verheyden dont il épousera la fille en 1898, est un peintre belge. Il se passionne très tôt pour les arts et travaille dans l’atelier de son oncle. Il y rencontre à la fois les maîtres de la Société libre des Beaux-Arts, les membres du Cercle des XX et Constantin Meunier qui le pousse à entrer en 1890 dans l’atelier libre du peintre français Blanc-Garin établi à Bruxelles. Il expose pour la première fois à seulement dix-sept ans, au Salon Triennal de Gand. Un an plus tard, la Galerie Moderne à Bruxelles lui dédie sa première exposition personnelle. La critique l’encense, et particulièrement Octave Maus, qui l’invite à partir de 1895 à participer aux salons annuels de La Libre Esthétique. Cette expérience lui permet le rapprochement avec de nombreux artistes, dont Théo Van Rysselberghe qui deviendra un grand ami.
En 1898, Vanden se marie avec sa cousine Jeanne Verheyden. Leur premier enfant, Julienne surnommée Zoum, naît à Bruxelles en 1902.
Dès 1905, sa famille et lui se partagent entre Menton l’hiver et la Belgique l’été. Il s’y lie d’amitié avec le peintre français Simon Bussy. La nature et la lumière méditerranéennes se révélant de manière fulgurante à lui, il adopte la touche divisée et la palette claire des impressionnistes pour incliner son style et mieux exprimer sa nouvelle vision des couleurs. L’artiste subordonne tout à la qualité plastique. Il continue à exposer régulièrement à Bruxelles, Paris, Berlin et Venise.
Il aborde dès 1913 une période fauve et il renonce à la fragmentation de la touche, optant pour des motifs extrêmement colorés, des tons purs et intenses appliqués par larges surfaces continues ainsi que des harmonies souvent hardies. Les tons se heurtent sans se nuire, et les lignes se séparent sans se dissocier.
Lors de l’invasion de la Belgique par les Allemands en août 1914, Vanden et sa famille se réfugient à Londres chez Sir William Lancaster, où il retrouve les Delstanche et les Rousseau. Il y peint des portraits de la famille Lancaster.
Début 1915, les Vanden Eeckhoudt sont de retour à Roquebrune. Jean-Pierre leur second enfant naît à Bruxelles en 1919.
Dès 1920, il substitue et privilégie la forme, l’équilibre et l’harmonie des grandes surfaces colorées. Il s’imprègne de l’architecture du pays, qu’il transcrit dans des paysages aux structures géométriques, et aux formes simples. Ses portraits gagnent en monumentalité sans perdre leur intensité. Les natures mortes sont largement modelées dans la couleur. C’est de cette époque que date sa rencontre avec André Gide qui deviendra un fidèle ami.
Il quitte Bruxelles pour Roquebrune, sur la Côte d’Azur, en 1926. Il tente de faire la synthèse de ses expériences passées et retourne à un réalisme hautement idéalisé, où s’opère la synthèse de la couleur, de la lumière et de la forme.
Les paysages expriment plus la vie sensible. Il s’attache au rendu des matières, à la beauté formelle des choses dans ses nombreuses natures mortes.
Jean Vanden Eeckhoudt participe à beaucoup d’expositions. Mais alors qu’il peint le portrait de Catherine Gide (1935), Vanden atteint de cataracte, perd complètement la vue d’un œil. L’autre œil est menacé.
Il rentre définitivement en Belgique en 1937 afin de permettre à Jeanne, malade, d’être mieux soignée. Il se fixe à Bourgeois-Rixensart. C’est aussi l’occasion pour lui de retrouver tous ses anciens amis. Il se tourne vers le portrait, explorant la nature humaine et exprimant la vie profonde du personnage.
En 1938, il expose, conjointement avec sa fille Zoum Walter et Paul Closset, à la Galerie Charles Bradtké à Luxembourg. Il expose aussi avec Albert Delstanche et Zoum Walter, au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles.
Six semaines après sa mort en 1946, a lieu à la Galerie Georges Giroux à Bruxelles une exposition rétrospective de cent quarante oeuvres, préparée par l’artiste.
D’autres rétrospectives ont été présentées, notamment en 1973 aux musées royaux des Beaux-Arts de Belgique à Bruxelles et en 1984 à l’Hôtel de Ville de Bruxelles.