- Paysage d'hiver
Paysage d'hiver
Huile sur toile
Signé et daté en bas à droite : 'Jean Brusselmans 1942'
95 x 90 cm

Jean Brusselmans

(Bruxelles 1884 - Dilbeek 1953)

Biographie

Peintre de portraits, de paysages, de natures mortes et de marines.
Dessinateur, graveur et décorateur.
Etudie très tôt la gravure mais choisit de se lancer dans la peinture.
A l’Académie, il préfère suivre son programme personnel et étudier la nature. Il s’inspire de peintres aussi divers que P. Bruegel, J. Jordaens, G. Courbet et E. Manet.
Formation à la « Société Belge de Lithographie » (1898) et à l’Académie de Bruxelles chez Jean Delville et Isidore Verheyden (1897-1906). Il loue un atelier en 1907 avec Rik Wouters où il rencontrera Auguste Oleffe, Henri Ramah et Edgard Tytgat, ceux que l’on nommera plus tard les « fauves brabançons ». De 1906 à 1914, il peint des paysages de la région de Linkebeek. Epouse Maria Frisch en 1911, son unique modèle féminin.
En 1914, il participe au dernier Salon de « La Libre Esthétique », avec notamment Rik Wouters et G. Van De Woestyne.
Habite Auderghem de 1914 à 1918 et se lie d’amitié avec Oleffe.
En 1924, il s’installe définitivement à Dilbeek, avec de fréquents séjours à la côte belge.
Il devient membre du cercle « l’Effort » et fonde un cercle artistique « Le Clan du Paruck ». Cofondateur de « L’Art Vivant ».
A l’origine, il peint des paysages réalistes dans une touche impressionniste.
Pendant la Première Guerre Mondiale, ses liens d’amitié se resserrent avec Ferdinand Schirren, Auguste Oleffe et Rik Wouters. Tous les quatre seront très influencés par Cézanne : la couleur devient l’élément primordial ainsi que les thèmes intimistes, plus fréquents. Bien qu’il utilise de larges touches rectangulaires, la construction du tableau est prépondérante.
Il subira ensuite l’influence de Van Gogh et des expressionnistes de Laethem mais tout en assimilant ces influences dans un style personnel. Par sa vision objective de la nature, il se rattache autant au réalisme qu’au style subjectif de l’expressionnisme de Laethem.
La peinture de Brusselmans transcende la réalité : sa vision, épurée, arrache ses figures, les plus déshéritées, à la banalité quotidienne et les met en lumière. Sa palette est sobre, des noirs, des blancs d’argent, des terres de Sienne, des bleus contrastent avec des jaunes clairs. Sa touche est rectangulaire, droite ou inclinée... la matière est épaisse, dense.
Brusselmans a travaillé dans la solitude, la sobriété : il parle un langage intensément humain, celui de la détresse, de l’humble et du déshérité.
Avec ses compositions rigoureusement construites et aux couleurs vives puis plus sobres, il occupe une place à part au sein des expressionnistes flamands.