- Le départ
Le départ
Pastel, aquarelle et crayon
Signature et date en bas à gauche: ed scauflaire  1929
1929
475 x 625 mm

Edgar Scauflaire

(Liège 1893 - Liège 1960)
  - Le départ
Le départ
Pastel, aquarelle et crayon
Signature et date en bas à gauche: ed scauflaire  1929
1929
475 x 625 mm

Biographie

Peintre, graphiste et critique d’art belge, Edgar Scauflaire est né à Liège le 9 mars 1893. Il effectue sa scolarité primaire à l’École Saint Paul et entame des études secondaires au collège Saint-Louis à Liège qu’il ne terminera pas. A partir de l’année 1909, il commence à travailler pour aider ses parents ; il est employé chez Publicitas comme colleur d’affiches. En 1915, il s’inscrit à l’Académie des Beaux-Arts de Liège où il suit les cours d’Auguste Donnay, Adrien de Witte, François Maréchal, Émile Berchmans, et Ludovic Bauès. Deux ans plus tard, Scauflaire participe à un concours de composition à l’Académie. Il réalise Ali-baba et les 40 voleurs, son goût pour le merveilleux s’éveille déjà. À ses débuts, jusqu’en 1925, il se consacre surtout au dessin : mine de plomb associée au pastel, à travers des portraits et des œuvres allégoriques, marquées par la simplicité du trait et la modernité de compositions sophistiquées. Après ses études de peinture à l’Académie, Scauflaire gagne sa vie comme journaliste et illustrateur. Surnommé le peintre-poète, il réalise une heureuse synthèse entre le cubisme, l’art déco et l’expressionnisme onirique. Comme les peintres de l’école de Paris, Scauflaire représente souvent le corps féminin. Il réalise également de nombreux portraits, des scènes familières et des natures mortes. 
 
En 1918, l’artiste adhère au groupe Les Hiboux avec Luc Lafnet, Auguste Mambour et Jef Lambert. C’est avec eux qu’il expose pour la première fois. Un peu plus tard, le groupe tourne court, mais Edgar Scauflaire reprend le nom pour signer ses articles artistiques et de mode qu’il écrit pour le journal La Meuse : Jean Hibou. Le 28 août 1920, il épouse Mariette Forgeur, pianiste. Ils ont deux filles : Lucie et Renée. À partir du milieu des années 1920, il se consacre de plus en plus à la peinture à l’huile, à la peinture de chevalet, mais aussi aux peintures murales monumentales pour des commandes particulières. Il réalise par ailleurs des grandes peintures sur verre, des vitraux, des cartons de tapisserie et des rideaux de théâtre. Sa première exposition importante se déroule au Cercle des Beaux-Arts de Liège en 1923. Il quitte La Meuse en octobre et finit l’année par une exposition personnelle à la Galerie Dekenne à Bruxelles. A partir de ce moment-là, Edgar Scauflaire réalise de nombreuses expositions en Belgique, à Paris et même à l’étranger : Biennale de Venise, Galerie du Journal, Vierge Poupine (Bruxelles), Galerie Royale (Liège), Salon quadriennal de Belgique, Exposition d’Art belge au Musée des Beaux-Arts d’Alger, Club 38, Exposition d’Art belge contemporain (Luxembourg), Exposition internationale de New-YorkPeinture belge contemporaine (Milan), L’Art belge contemporain (Sao Paulo), Salon des Tuileries (Paris), etc.
 
En 1930, l’artiste entre à La Wallonie comme rédacteur. Il présente deux peintures dont une sur verre lors de l’inauguration de la Galerie Apollo. Il quitte La Wallonie en 1937. Aidé par des mécènes, il vit dorénavant de son art. L’année suivante, Scauflaire décore la salle de musique du Lycée Léonine de Waha en réalisant sa première œuvre monumentale sur verre. Il abandonne définitivement le journalisme.
 
Au début des années 1940, Edgar Scauflaire crée L’Atelier Libre qu’il dirigera jusqu’en 1943 pour soustraire les artistes aux sollicitations de l’occupant en réalisant des travaux destinés à la ville. En 1941, il est arrêté, en même temps que les communistes liégeois, puis incarcéré à la Citadelle de Huy. Dès sa libération, il reprend ses occupations et reçoit une commande d’une fresque pour le Bon Marché à Bruxelles. Il reçoit de nombreuses commandes d’œuvres monumentales destinées aux espaces publics. En 1958, il participe à l’Exposition universelle de Bruxelles, comme membre du jury et comme exposant. La même année, une importante rétrospective lui est consacrée au Musée des Beaux-Arts de Liège. Son œuvre est apprécié pour la simplicité raffinée de ses compositions, pour leur équilibre et pour la subtilité harmonieuse de sa palette chromatique. Edgar Scauflaire est considéré comme l’un des meilleurs représentants de la peinture moderne de Wallonie. Le 22 octobre 1960, Edgar Scauflaire décède d’une crise cardiaque à l’âge de 67 ans.
 
 
Références bibliographiques
Piron, P., 2003. Dictionnaire des artistes plasticiens de Belgique des XIXe et XXe siècle. Ohain : Art in Belgium.