- Haagbeukendreef (Tervueren)
Haagbeukendreef (Tervueren)
Huile sur toile
Signature en bas à gauche : J. Coosemans
1863
30,5 x 40 cm

Joseph-Théodore Coosemans

(Bruxelles 1828 - 1904)
  - Haagbeukendreef (Tervueren)
Haagbeukendreef (Tervueren)
Huile sur toile
Signature en bas à gauche : J. Coosemans
1863
30,5 x 40 cm

Biographie

Joseph-Théodore Coosemans est un peintre belge né le 19 mars 1828 à Bruxelles. Sa mère Anna Catharina Jacobina van der Taelen, fille de notaire, rencontre son père Adriaan Coosemans, domestique, à Bruxelles. Joseph devient orphelin assez tôt et est envoyé au Collège jésuites de Bruxelles où il poursuit des études d’humanités classiques. Grâce à l’intervention de sa tante Thérèse van der Taelen, qui assure l’éducation de Joseph et de son frère Jean-Pierre, il commence à travailler très tôt comme clerc de notaire De Wever à Tervuren. Il reste clerc de notaire pendant trois ans, mais son désir de liberté le pousse à passer par d’autres expériences de travail.
Le 26 mai 1856, Joseph Coosemans se marie avec Marie Constance Otterbein. Deux fils naissent de leur union, mais Marie meurt inopinément à l’âge de 25 ans. Le 22 décembre 1862, il se remarie avec la sœur ainée de sa première femme, Joséphine Otterbein. A partir de 1855, ses activités professionnelles absorbent une grande partie de son temps. Sous l’influence de Théodore Fourmois, sans aucune formation mais avec beaucoup d’acharnement et, quelque temps plus tard, il se met à peindre pendant son temps libre. Il part à la recherche d’endroits pittoresques qu’il peut représenter. C’est ainsi qu’il noue de nouveaux contacts avec de jeunes artistes comme Alfred Verwée, Jules Raeymaekers et bien d’autres encore. Après le décès de sa première épouse, Coosemans dépose tout un temps sa palette, mais la rencontre avec Hippolyte Boulenger en 1863 détermine un tournant décisif dans son existence. Boulenger est à l’opposé de Coosemans, il est plutôt bohême et n’a pas beaucoup d’éducation. Cela ne les empêche pas de s’entendre à merveille et de passer beaucoup de temps ensemble en pleine nature à Tervuren ou en forêt. Le soir, ils se retrouvaient à l’auberge Au Renard. Ils sont rapidement rejoints par Alphonse Asselbergs, Jules Montigny, occasionnellement Édouard Huberti, et d’autres jeunes artistes qui entendent parler de ce groupe de non-conformistes aux idées nouvelles.
Le groupe de Tervueren se manifeste pour la première fois en 1866 au Salon triennal de Bruxelles. A partir de 1872, Coosemans se consacre entièrement à la peinture. Il démissionne d’abord de sa fonction de secrétaire communal de Duisburg, puis abandonne aussi son emploi à Tervuren. En 1875, il se rend à Paris. Il veut que ses deux fils étudient un an à la Sorbonne. Lui-même ne peut bien sûr pas résister à l’appel de Barbizon et de la forêt de Fontainebleau où tant de peintres ont pratiqué la peinture de plein-air et qui sont devenus des lieux de pèlerinage pour quiconque voulait s’imposer comme paysagiste. Ce plaisir de peindre en pleine nature, il ne le retrouve que plus tard à Genk. Là, la variété du paysage, le pouvoir d’évocation des sapinières, les collines sablonneuses, les couchers de soleils hauts en couleur au-dessus des étangs et du paysage accidenté l’inspirent à ce point qu’il y retourne régulièrement pendant vingt-cinq ans. Au cours des années 1880, l’influence de Coosemans est considérable. Des dizaines de paysagistes marchent sur ses traces dans la forêt de Soignes ou dans la Campine limbourgeoise. Genk devient pour beaucoup un lieu de rendez-vous. L’arrêté royal du 27 novembre 1886 confie à Joseph Coosemans la direction de l’atelier libre de peinture de paysage à l’Institut Supérieur des Beaux-Arts d’Anvers. Cette nomination constitue, sans conteste, le couronnement de l’œuvre de ce travailleur acharné. Il a alors 58 ans. A partir de 1889, on retrouve parmi ses élèves Emmanuel Viérin, Edmond Vertstraeten, Armand van der Vreken, Alphonse De Clercq, Joseph de Mey, etc. Au cours du mois de juillet 1893, Coosemans est victime d’une hémorragie cérébrale. Son état de santé l’empêche de prodiguer ses enseignements pendant une période assez longue. Quelques années plus tard, il reprend ses fonctions et forme de nombreux élèves jusqu’à sa mort.
L’évolution esthétique de Coosemans s’étend sur une période d’une trentaine d’années. Sa palette évolue graduellement de teintes sombres aux beaux effets argentés qui caractérisent la peinture des années quatre-vingt. Des années durant, il essaie de suivre les nouvelles tendances artistiques de près. Edmond de Taeye résume l’évolution de l’esthétique de Coosemans comme suit : « Il recherchait une précision rigoureuse dans la représentation des arbres, des terrains, et des ciels nuageux, mais la technique claire et scrupuleuse qu’il avait héritée de Fourmois, évolua peu à peu vers la composition plus large et plus solidement charpentée de Boulenger ». L’artiste capte, dans chacun de ses tableaux, une parcelle de vie et surtout une parcelle de nature. Ses toiles donnent l’impression d’être des images perçues par le trou d’une serrure. Il présente la réalité la plus banale d’une manière insolite et en accentue ainsi le charme. Le 25 septembre 1904, Joseph Coosemans s’éteint à l’âge de 76 ans à Bruxelles.
 
Références bibliographiques
De Vilder, H., & Wynants, M., 2000. L’Ecole de Tervueren. De Vrienden van de School van Tervuren.