- Masque cubiste
Masque cubiste
Graphite sur papier
Monogramme en bas à droite F
Circa 1920
80 x 70 mm

Félix De Boeck

(Drogenbos 1898 - Drogenbos 1995)
  - Masque cubiste
Masque cubiste
Graphite sur papier
Monogramme en bas à droite F
Circa 1920
80 x 70 mm

Œuvres

Félix De Boeck - Sans titre
Félix De Boeck - Sans titre
Félix De Boeck - Composition

Biographie

Issu d’une famille de paysans du Brabant flamand, Félix De Boeck apprend la peinture en autodidacte. A quinze ans, il bénéficie des conseils de Louis Thévenet en ce qui concerne l’utilisation de la couleur. Ses débuts dans la peinture furent d’abord impressionnistes (1915-1916), puis fauves (1916-1918). Par l’intermédiaire de Pierre-Louis Flouquet, il en vient ensuite à s’intéresser aux courants d’avant-garde.
 A Bruxelles, il fréquente, à partir de 1919, le Cercle d’Art où il fait la connaissance des frères Pierre et Victor Bourgeois. Ayant assisté, en 1920, à la conférence qu’y avait donnée Théo Van Doesburg sur la plastique pure, il s’engage avec la série Vertiges, réalisée la même année, dans la voie de l’abstraction. Associé, en 1922, à la création de la revue 7 Arts, qui défendait les principes constructivistes, il opta pour une figuration abstraite, puisant toutefois son inspiration dans la réalité objective.
Procédant par cycles, Genèse (1923), Autour d’une naissance (1926), il tente de donner à ses œuvres une signification profondément spirituelle basée sur l’identification de la nature au cosmos et au divin. Les signes géométriques – le point, la ligne et le cercle –, tels qu’ils apparaissent dans son œuvre, forment autant de symboles d’une expérience transcendantale, chrétienne de la nature. Entretemps, De Boeck avait repris la ferme familiale. C’est aux activités rurales qu’il allait se consacrer dorénavant, réservant les dimanches à la peinture.
En 1925, il est l’un des fondateurs de L’Assaut. Il expose à Bruxelles, ainsi qu’à Paris, à la galerie Au Sacre du Printemps. Les toiles abstraites font progressivement place à des images visionnaires – Maternité, Mort, Don de soi –, reflets d’expériences dramatiques personnelles.
A partir de 1970, il est membre de l’Académie royales des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts. En 1972, il offre à l’État belge une série de soixante peinture et onze dessins. Il est décoré de l’ordre de Léopold en 1993 et reçoit le titre de baron. Il meurt deux ans plus tard.
Félix De Boeck a légué à la commune de Drogenbos son immense collection, qui est réunie depuis 1996 au FeliXart Museum. D’un musée essentiellement monographique, il a davantage évolué vers un musée thématique, l’œuvre de Félix De Boeck étant finalement le point de départ de nombreuses expositions sur l’avant-garde historique et contemporaine.
Référence : Sibylle Valcke, « Félix De Boeck », in Éliane De Wilde (préface), Le dictionnaire des peintres belges du XIVe siècle à nos jours  depuis les premiers maîtres des anciens Pays-Bas méridionaux et de la Principauté de Liège jusqu'aux artistes contemporains, t. 1, Bruxelles, La Renaissance du Livre, 1995, pp. 247-248.