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Fusain et aquarelle sur papier
Monogramme en bas à droite : CM
Circa 1900
464 x 221 mm

Constant Montald

(Gand 1862 - Bruxelles 1944)
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Nu
Fusain et aquarelle sur papier
Monogramme en bas à droite : CM
Circa 1900
464 x 221 mm

Œuvres

Constant Montald - Études pour la lutte humaine

Biographie

Constant Montald est un peintre symboliste de figures, de portraits, de paysages, de natures mortes, de scènes allégoriques, de peintures murales et d’affiches. Entré en 1874 à l’Académie de Gand, où il suit les cours de Théodore Canneel, Montald perfectionne ensuite sa formation par des cours de peinture à l’école industrielle. En 1885, il obtient le premier prix ainsi qu’une bourse de voyage à l’Académie. Il part alors pour Paris, où il suit l’enseignement de Privat Livemont et commence à pratiquer la peinture de type monumentale et décorative. En 1886, Constant Montald expose au Salon de Gand sa première œuvre de grandes dimensions La Lutte humaine. La même année, il obtient le Prix de Rome et part pour un voyage de trois ans en Italie et en Égypte.
Constant Montald épouse Gabrielle Cannivet en 1892. Celle-ci réalise des broderies dans un style Art Nouveau et expose par moments avec son mari. De 1896 à 1932, en plus de son activité artistique, Montald exerce aussi en tant que professeur à l’Académie des Beaux-Arts de Bruxelles, où il formera René Magritte et Paul Delvaux. Intéressé par les théories idéalistes de Jean Delville, Constant Montald expose au premier Salon d’Art idéaliste en 1896. Il peint des compositions où il use de l’allégorie et des symboles, au sein de paysages mystérieux et éthérés, comme dans Le Nid (1893) ou Sous l’arbre sacré (1908). Après 1900, il se présente également comme sculpteur après une brève formation auprès de Charles Van der Stappen. Il réalise notamment des figures de filles comme Danseres, Leda, Bachuspriesters et des personnages comme De zaaier ou Herder met hond. En 1906, il participe à l’exposition de la Sécession à Vienne et reçoit la médaille d’or à l’Exposition universelle de Milan.
En 1909, Constant Montald se fait construire une maison à Woluwe-Saint-Lambert, où il reçoit ses amis artistes et écrivains tels que Charles Doudelet, Stephan Zweig et Émile Verhaeren. Il fera de nombreux portraits de ses proches. A partir de 1915, il délaisse quelque peu la peinture monumentale au profit de plus petits formats représentant des paysages bruxellois et brabançons et des jardins symbolistes. Toutefois, son œuvre monumentale reste très importante, avec notamment des mosaïques qui dénotent un goût pour l’art byzantin. En 1920, il est l’un des fondateurs de L’Art Monumental et est chargé de décorer l’hémicycle du Cinquantenaire terminé en 1926. Il est représenté à l’Exposition des Arts décoratifs de Paris en 1925. Longtemps oubliée, l’œuvre de Constant Montald a peu à peu été redécouverte dans les expositions consacrées au symbolisme. Depuis 1944, le Prix Constant Montald est décerné tous les trois ans à une œuvre monumentale comportant des figures humaines.
 
Références bibliographiques
Georges Mayer, « Constant Montald », in Éliane De Wilde (préface), Le dictionnaire des peintres belges du XIVe siècle à nos jours depuis les premiers maîtres des anciens Pays-Bas méridionaux et de la Principauté de Liège jusqu’aux artistes contemporains, t. 2, Bruxelles, La Renaissance du Livre, 1995, p. 754.
Paul Piron, Dictionnaire des artistes plasticiens de Belgique des XIXe et XXe siècle, t. 2, Ohain, Art in Belgium, 2003, p. 194.