- Good-by
Good-by
Étain
1986
28,5 x 12 x 20 cm

Reinhoud

(Grammont 1928 - Paris 2007)

Œuvres

 Reinhoud - Sans titre
 Reinhoud - C'est un camarade excellent à condition de l'éviter huit fois sur dix

Catalogue

Biographie

« Venu après Richier et Giacometti, Reinhoud dépasse les contradictions qui bloquait l’art il y a dix ans. Des plus réalistes aux plus abstraites, ses sculptures sont évidemment cousines et sorties de la même imagination.
Son bestiaire fait entrer dans la beauté les grouillements et la laideur de ce temps.
C’est sa façon d’être vraiment notre contemporain ». François Nourissier
Né en Flandre Orientale, il entre à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture et des Arts Décoratifs de Bruxelles, cours de Métal et de Sculpture.
Il participe à la 2ème Exposition Internationale d’Art Expérimental-Cobra au Palais des Beaux-Arts de Liège en 1951.
En 1959, l’artiste entre à la prestigieuse Galerie de France, à Paris.
New-York l’expose à partir de 1962, et c’est le commencement d’une longue histoire qui ne se terminera qu’à la mort de John Lefevre.
Reinhoud participe à la Biennale de Sào Polo en 1963, à la Biennale de Venise en 1966.
Il participe également aux ‘Masters of Modern Sculptuur’ à Tokyo, Osaka, Fukuoka et Kobe en 1973. L’artiste fait partie des 72 artistes de l’exposition dite ‘Exposition Pompidou’ ‘72/72’ -12 ans d’art Contemporain en France.
Vivant à Paris, travaillant dans l’Oise et dans la presqu’île du Cotentin, créant ses sculptures de céramique dans un atelier en Hollande, à La Haye et dans le Midi de la France, près de Saint Paul de Vence, ses sculptures de verre, dans un atelier en Italie, à Murano, il expose un peu partout dans le monde.
En Europe, aux Etats-Unis, au Mexique, au Brésil, en Argentine, au Japon.

Des reflets sur la tôle

La lente déformation de l’imaginaire. Reinhoud est un créateur d’incertitudes.
Il est différent à l’actuel et au virtuel, il traverse les apparences, il laisse l’effet se faire. On pourrait dire que les sculptures de Reinhoud sont une création de la pensée des autres. Toute forme d’art n’existe que pour permettre à l’artiste de l’interpréter à sa manière. Les sculptures de Reinhoud sont l’intervalle entre ce qu’il est et ce qu’il n’est pas. La forme, c’est l’émotion, le faste de la contradiction.
Les sculptures jouent à être là. Elles ont des sentiments, le goût des effets, elles aiment être aimables, un flamboiement d’éventualité.
Indifférentes au temps, elles ne passent pas à côté des choses compliquées.
Elles existent pour être réellement ce dont elles ont l’air. Toujours ponctuelles aux rendez-vous que leur donne l’instant présent, elles font prendre conscience de nos propres transformations.
On s’habitue à elles comme aux personnes et quand on considère la signification différente qu’elles comportent, à travers les évènements qu’elles encadrent, la diversité des actes joués auprès d’elles, le changement dans le cœur et dans la vie semble accru par la permanence immuable de la sculpture.