- Phoebé
Phoebé
Plâtre
Monogramme au dos : IDR
1894
37 x 28 x 8 cm

Isidore De Rudder

(Bruxelles 1855 - 1943)
  - Phoebé
Phoebé
Plâtre
Monogramme au dos : IDR
1894
37 x 28 x 8 cm

Œuvres

Isidore De Rudder - Cambronne
Isidore De Rudder - Cupidon
Isidore De Rudder - Folie
Isidore De Rudder - Pax
Isidore De Rudder - Pax

Biographie

Sculpteur, statuaire, peintre, graveur et céramiste belge, Isidore De Rudder nait le 3 février 1855 à Bruxelles. Issu d’une famille d’amateurs d’art d’origine gantoise, son père a un atelier de sculpture décorative en plâtre. De Rudder se forme à l’Académie royale des Beaux-Arts de Bruxelles de 1869 à 1879. Ses professeurs principaux sont le peintre Joseph Stallaert et le sculpteur Eugène Simonis. En 1880, il débute au Salon de Gand avec sa sculpture Tête d’enfant. La même année, il reçoit le Prix de l’Académie de Belgique. En 1882, il reçoit le second prix de Rome qui lui permet de voyager en Allemagne, en Angleterre et en France. De son voyage, il crée une série de bustes pour l’exposition de l’Union des Arts en 1883. Les années suivantes, il expose aux Salons d’Anvers et de Bruxelles. Il réalise également des sculptures intégrées dans l’architecture : Allégorie de la Tragédie pour la façade du Théâtre Flamand à Bruxelles, Jan van Coudenberghe pour l’Hôtel de Ville de Bruxelles, L’Art pour la Maison communale de Saint-Gilles. En 1888, il remporte le concours organisé pour la création du Monument funéraire Roger au cimetière de Saint-Josse-ten-Noode.
Durant toute sa carrière, il sculpte des scènes de genre, des portraits et des bustes dans le style de son temps. Outre sa formation de sculpteur, Isidore de Rudder est un artiste polyvalent. Il conçoit des fragments d’objets utilitaires, notamment des bijoux pour l’orfèvre Philippe Wolfers, des objets décoratifs pour la fonderie Luppens et des masques en céramique pour Vermeren-Coché, Boch et Müller. Il crée également des planches à broder grands formats pour sa femme Hélène du Ménil, artiste brodeuse de talent. De Rudder réalise ainsi des vases, des reliefs en porcelaine et en ivoire, des masques, des lampes, mais aussi des compositions décoratives, des lithographies et quelques tableaux de facture impressionniste. Son sens décoratif est proche de l’Art Nouveau et du Symbolisme.
 
A l’Exposition universelle d’Anvers de 1894, Isidore De Rudder expose à côté de ses objets décoratifs, des panneaux en porcelaine symbolisant la Couleur, l’Architecture, l’Harmonie et la Sculpture. Pour la section congolaise de l’exposition, il réalise des plâtres polychromes d’inspiration africaine. La même année, il réalise la fontaine Cigogne et Poisson pour le Jardin Botanique de Bruxelles. Il devient professeur à l’Académie royale des Beaux-Arts de Bruxelles de 1911 à 1915 et de 1919 à 1926. Après la Première Guerre mondiale, il crée le Mémorial de guerre au Cimetière d’Ixelles et le Monument de la Reconnaissance de la Belgique à la France, qui se trouve sur la place de la Reine Astrid à Paris. Ses œuvres ornent encore aujourd’hui de nombreux endroits privés et publiques en Belgique et ailleurs.
 
Références bibliographiques
Engelen, C. & Marx, M., 2006. La Sculpture en Belgique à partir de 1830. Louvain : Cor Engelen.
Piron, P., 2003. Dictionnaire des artistes plasticiens de Belgique des XIXe et XXe siècle. Ohain : Art in Belgium.